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POUVOIRS

De Jules Julien

Abbaye Royale de Fontevraud

Du 6 juin au 30 novembre 2015

 
 

L’installation de Jules Julien se décline en trois actes :

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a galerie Ouest du cloître est l’écrin d’une série de 8 panneaux laqués noirs sérigraphiés en deux couleurs : reflex blue et or.
– Le reflex blue est le bleu du drapeau européen. Il correspond également au bleu du lapis-lazuli, dont le pigment était utilisé pour peindre le manteau de la Vierge au 12ème siècle. Sa valeur rivalisait alors avec celle de l’or.
– L’or est à la fois matière, couleur et lumière. Il est omniprésent dans les représentations du sacré.

Les motifs or et bleu créent un jeu de superpositions qui incarne un même pouvoir à un moment différent de l’histoire de France.

Le point de départ de cette série est une légende autour des armes de Clovis:
« Lors de la bataille de Tolbiac, un ange proposa à Clovis d’échanger les trois crapauds qui ornaient son bouclier contre trois fleurs de lys d’or. Ainsi, la fleur de lys devint l’emblème de la monarchie française. »

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ans la salle du chapitre, l’abbesse et les moniales écoutent la lecture de chapitres de la Règle, elles suivent le règlement des problèmes ordinaires et l’aveu des fautes. Lieu de prise de décision, la salle du chapitre est un espace essentiel pour la mise en scène du pouvoir de l’abbesse.

Les 8 tablettes numériques disposées au pied des peintures murales permettent de découvrir des vidéos qui font référence aux 36 armoiries des abbesses de Fontevraud. Elles transposent les codes de l’héraldique dans un univers actuel proche de la publicité ou du clip vidéo.

Ce grand écart esthétique fait écho à la distorsion temporelle visible sur les peintures de la salle du chapitre. Les portraits des abbesses ont en effet été ajoutés au fur et à mesure dans les scènes de la Passion du Christ.

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es smartphones illustrent le mouvement historique de l’image du collectif vers l’intime. Compagnons quotidiens, ils nous ouvrent des possibilités nouvelles d’accès à l’information, de création et de diffusion d’idées.

À l’heure où Obama fait sa campagne électorale sur Facebook, où les ministres communiquent sur Twitter et où des guerres cybernétiques aux idéologies radicales explosent, les réseaux sociaux tiennent un rôle clé dans l’exercice du pouvoir.

L’exposition est ainsi augmentée de contenus en ligne. Ils reprennent la genèse, les sources, les références de chaque sérigraphie.

instagram.com/pouvoirs/
twitter.com/JulesJulien

B

eyond their genuine legitimacy and their acts, those in power have always used emblems to affirm their position.

The exhibition POUVOIRS looks at these representations in 3 acts:

  • Emblems: The gold and Reflex Blue motifs create a play of superimposition that encapsulates the same power at different moments in the history of France.
  • Coats of arms: The 36 coats of arms of the abbesses of Fontevraud are animated in the style of contemporary film: adverts, video films, etc.
  • Multimedia: The exhibition is complemented by information accessible on :

instagram.com/pouvoirs/
twitter.com/JulesJulien

Jules-Julien-portrait

Né en France en 1975, Jules JULIEN vit et travaille à Amsterdam où il a installé son studio. Autodidacte, il a commencé sa pratique artistique à travers des dessins et de l’art numérique. Son travail fait bouger les lignes du monde qui nous entoure. Il élabore des systèmes graphiques et des histoires picturales qui tordent la réalité dans un angle de vue inédit. D’apparences simples et soignées, les pièces qu’il produit méticuleusement ont la force du pictogramme et la sensualité du dessin.

Son travail a fait l’objet de nombreuses parutions. Sa trajectoire à la croisée des chemins et son imaginaire décloisonné l’amènent à travailler aujourd’hui pour Adidas, Apple, Cartier ou encore Nike tout en exposant dans des galeries à Berlin, Paris, Mayenne à la Chapelle des Calvairiennes, Zurich, New-York, San Francisco…

Born in France in 1975, Jules JULIEN lives in Amsterdam. His works have a simple and meticulous appearance, with the power of a pictogram and the sensuality of a drawing. He works for Adidas, Apple, Cartier and Nike, while exhibiting in galleries around the world – Berlin, Paris, the Chapelle des Calvairiennes in the Pays de Loire (Mayenne), Zurich, New York, San Francisco …

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De saint Michel à l’arme nucléaire
« Je vis encore un ange descendre du ciel : il tenait à la main la clef de l’abîme et une grande chaîne. Il maîtrisa le Dragon, le serpent primitif, qui n’est autre que le Diable et Satan. »
Apocalypse de Jean

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hef des forces célestes, princes des anges, l’Archange saint Michel est un personnage biblique très populaire dans la tradition chrétienne. Il est par ailleurs considéré par les catholiques comme l’ange gardien de la France. Selon l’une des légendes qui entourent la victoire de Tolbiac, saint Michel aurait en effet combattu auprès de Clovis.

L’œuvre présentée ici suggère une analogie entre l’archange protecteur et l’arsenal nucléaire de la France. Le principal instrument de « dissuasion » contre de potentielles attaques ennemies aurait symboliquement hérité du rôle autrefois accordé à saint Michel.



Image 1 : Archangel Michael defeating evil, Schongauer Martin, 1490
Image 2 : H Bomb, Akira, Katsuhiro Otomo 1982 – 1990

THE GREAT DRAGON, THE OLD SERPENT

From St Michael to nuclear arms

“And I saw an angel come down from heaven, having the key of the bottomless pit and a great chain in his hand. And he laid hold on the dragon, that old serpent, which is the Devil, and Satan.” (Book of Revelation)

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hief of the celestial warriors, prince of the angels, the archangel Michael is a very popular figure in Christian tradition. Catholics consider him the guardian angel of France. According to one of the legends surrounding the victory at Tolbiac, Saint Michael fought alongside Clovis.

The work presented here suggests an analogy between the protecting archangel and France’s nuclear arsenal. The principal instrument of ‘dissuasion’ against potential enemy attack has symbolically inherited the role once held by Saint Michael.

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Du chêne au drapeau européen

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e chêne tient une place particulière en Europe. Cultivé, utilisé à de multiples fins et dominant de nombreuses forêts, il fut par ailleurs un arbre sacré dans certaines traditions du continent. Le Chêne de Thor, situé dans l’actuelle Hesse, était vénéré par le peuple germanique des Chattes. Il fut abattu par saint Boniface pour lutter contre les rites païens.

« Un grand signe apparut dans le ciel, une femme vêtue de soleil avec la lune sous ses pieds et sur sa tête, une couronne de douze étoiles. »
Apocalypse de Jean

La couronne de douze étoiles coiffant la Vierge Marie dans l’Apocalypse serait une des sources d’inspiration du drapeau européen. Cette référence ne figure pas parmi les symboles officiellement associés à ce dernier. Toutefois, elle fut ensuite revendiquée par Arsène Heitz, son créateur.



Image 1 : Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes
Image 2 : Vierge en gloire (détail), Carlo Dolci 1670.

A WOMAN CLOTHED WITH THE SUN, AND THE MOON UNDER HER FEET, AND UPON HER HEAD A CROWN OF TWELVE STARS

From the oak to the European flag

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he oak holds a particular place in Europe. Cultivated, used for a multitude of purposes and dominating many forests, it was also a sacred tree according to some of the continent’s traditions. Thor’s oak, in the region known today as the Hesse, was venerated by the Chattes Germanic people. It was cut down by Boniface de Mayence in the fight against pagan ritual.

‘And there appeared a great wonder in heaven; a woman clothed with the sun, and the moon under her feet, and upon her head a crown of twelve stars” (Book of Revelation)

The twelve star crown on the Virgin Mary’s head in the Book of Revelation would become one of the symbols that inspired the design of the European flag. This reference is not one of those officially cited but it was later claimed by the flag’s designer, Arsene Heitz.

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De Jules César à Napoléon

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ssociée à Jules César dans l’imaginaire collectif, la couronne de lauriers remonte en réalité à la Grèce antique. Alors qu’elle fuit les faveurs d’Apollon, la nymphe Daphnée est transformée en laurier rose par son père. Toujours amoureux, le dieu s’approprie l’arbre pour le consacrer aux triomphes, aux chants et aux poèmes.

Dans la Rome antique, la couronne de lauriers devient une distinction décernée à un général victorieux. Il arbore la couronne lors de la cérémonie du triomphe, tandis qu’un esclave lui répète la phrase Memento mori, « Souviens-toi que tu es mortel. » Progressivement, elle devient l’attribut de l’empereur. Napoléon se la réapproprie en portant une couronne de laurier en or lors de son sacre en 1804.

Aujourd’hui, la couronne de laurier reste présente dans notre culture visuelle. On la retrouve dans les armoiries de la Grèce et de Chypre mais aussi dans des logos de marques comme Fred Perry ou Cadillac.



Image 1 : Portrait de Jules César
Image 2 : Esquisse pour le portrait de Napoléon, Jacques-Louis David, 1805.

HOMINEM TE ESSE
YOU TOO ARE BUT A MAN

From Julius Caesar to Napoleon

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ssociated in popular imagination with Julius Caesar, the crown of laurels in fact came from ancient Greece. While trying to escape from the advances of Apollo, the nymph Daphne was turned into a bay laurel tree by her father. Still in love with her, the God dedicated the tree as a symbol of triumph, and of music and poetry.
In ancient Rome, a crown of bay became the distinction awarded to a victorious general. He wore the crown during the triumphal ceremony while a slave repeated the Memento mori, “Remember that you are only mortal.” Gradually, bay became the symbol of the emperor. Napoleon appropriated it for himself by wearing a grown of gold bay laurel leaves for his coronation in 1804.

Today, the crown of bay laurel is still a part of our visual culture. You find it in the coats of arms of Greece and Cyprus, and also in the logos of brands such as Fred Perry and Cadillac.

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Du crapaud à la fleur de lys

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lovis est un personnage important de l’Histoire de France. Livrant de multiples batailles, il unifie les territoires de la Gaule et installe sa capitale à Paris. Converti au christianisme, il pose les bases de ce qui deviendra le royaume de France.

Selon Grégoire de Tours, Clovis aurait fait le vœu de se convertir au christianisme lors de la victoire de Tolbiac en 496. Une légende, apparue quelques siècles plus tard, associe le blason de la France à cette bataille : un ange aurait transmis à Clovis un bouclier orné de trois fleurs de lys par l’intermédiaire d’un ermite. Les trois lys d’or sur champ d’azur seraient ainsi devenus le symbole du royaume christianisé, par opposition au crapaud, symbole païen ornant les armes de Clovis avant sa conversion.



Image 1 : Clovis arborant les crapauds
Image 2 : Le baptême de Clovis

WORSHIP WHAT YOU HAVE DESTROYED, DESTROY WHAT YOU HAVE WORSHIPPED

From the toad to the fleur-de-lis

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lovis is a key figure in the history of France. Waging many battles, he consolidated the Gaulish territories and established his capital in Paris. A convert to Christianity, he laid the foundations of what would become the kingdom of France.

According to Grégoire de Tours, Clovis declared the wish to convert to Christianity following the victory of Tolbiac in 496. A legend, which appeared several centuries later, linked the French coat of arms with this battle: an angel sent Clovis a shield decorated with three fleur-de-lis that was delivered to him by a hermit. Three golden fleur-de-lis on an azure ground would thus become the symbol of the Christian kingdom, replacing the toad, the pagan symbol that had decorated Clovis’ arms prior to his conversion.

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De la cité idéale à la prison centrale

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ondée en 1101 par Robert d’Arbrissel, l’Abbaye Royale de Fontevraud bénéficie très rapidement de la protection des princes, notamment des Plantagenêt puis de la maison de Bourbon. L’ordre de Fontevraud devient ainsi l’un des plus puissants d’Europe.

Financée par des familles royales puis par l’État, l’Abbaye Royale de Fontevraud est un bâtiment d’enfermement, d’abord religieux puis carcéral. Ses transformations témoignent de moments clés de l’Histoire de France, de la réforme grégorienne à la politique culturelle contemporaine en passant par la Révolution Française.



Image 1 : Portrait de Julie d’Antin, Huile sur toile 18e MH 20/01/1999 Fonds Alfred Jubien
Image 2 : Police magazine, report about Fontevraud, 1939

I WISH TO BE BURIED AT FONTEVRAUD

From the cité idéale to the prison

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ounded in 1101 by Robert d’Arbrissel, Fontevraud Royal Abbey very quickly came under the protection of princes, notably the Plantagenets and later the house of Bourbon. As a result, the Fontevraud order became one of the most powerful in Europe.

Financed by royalty and then later by the state, Fontevraud Royal Abbey is a building of enclosure, first religious enclosure and later incarceration. Its transformations tell of key moments in the history of France, from Gregorian reform to contemporary cultural policy via the French Revolution.

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Du soleil à la couronne

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ieu majeur dans de nombreuses mythologies, le soleil incarne généralement un pouvoir absolu, notamment celui de donner la vie. Dans de nombreuses cultures, des gouvernants le choisissent comme symbole et s’approprient ainsi ses qualités.

La couronne est un attribut du pouvoir également très répandu. Elle permet d’identifier le rang et l’autorité de son porteur. En France, la couronne fermée représentée ici est adoptée par la monarchie française à partir de François Ier. Elle est bien sûr réservée au roi.

Louis XIV offre un exemple frappant d’association de ces deux symboles. Le porteur de la couronne de France choisit en effet le soleil comme emblème.



Image 1 : Tapestry Le Dais de Charles VII, 1440.
Image 2 : Détail des portes du Château de Versaille, 1623.

I AM THE ALPHA AND THE OMEGA, THE ONE WHO IS, WHO ALWAYS WAS AND WHO IS STILL TO COME

From the sun to the crown

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he sun is the God figure in numerous mythologies, representing an absolute power, and importantly having the ability to grant life. In many cultures, the leaders chose the sun as their symbol thereby appropriating its attributes.

The crown is also a very widespread trait of power. It is a mark of its wearer’s rank and authority. In France, the type of closed crown shown here was adopted by the French monarchy from Francois 1st onwards. It is, of course, reserved for the king.

Louis XIV gives us a striking example of the association of these two symbols. The wearer of the French crown chose the sun as his emblem.

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Du bleu lapis lazuli à l’hermine

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e bleu est lié à des enjeux esthétiques et symboliques au Moyen Âge. Il est obtenu à partir de différents types de pigments dont le plus cher et le plus rare est le lapis lazuli. Couleur céleste, elle est utilisée sur le voile de la vierge puis sur les manteaux des rois jusqu’à la période moderne.

Symbole de pureté morale, la fourrure d’hermine est également un élément fort du manteau royal. Chaque hermine est blanche avec un point noir. Les points noirs augmentent donc avec le nombre d’hermines utilisées, soulignant la richesse du vêtement.

Le Portrait de Louis XIV en costume de sacre réalisé par Hyacinthe Rigaud, offre un bel exemple de l’utilisation de ces deux symboles : le roi porte un manteau de velours bleu azur brodé de fleurs de lys et doublé de fourrure d’hermine.



Image 1 : The Wilton Diptych about 1395-9
Image 2 : Coat Fendi, Naomi Campbell «Le Figaro»

ONLY PRINCES MAY WEAR VELVET AND GOLD BRAID

From Lapis Lazuli blue to ermine

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he colour blue had important aesthetic and symbolic links during the Middle Ages. It was made from various different pigments, the most precious and rare of which was lapis lazuli. The celestial colour, it was used for the Virgin’s robes and then for the King’s robes up until the modern period.

A symbol of moral purity, ermine is another strong symbolic element of the royal cloak. Each ermine is white with a black spot. The black spots increase with the number of ermines used, thereby underlining the richness of the garment.

Portrait de Louis XIV en costume de sacre, painted by Hyacinthe Rigaud, is a good example of the use of the two symbols: the king wears an azure blue velvet cloak embroidered with fleur-de-lis and lined with ermine.

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De l’ours au lion
« L’ours, c’est le diable. » Cette sentence de saint Augustin donne une idée de la lutte que l’Église mena pour déchoir cet animal de son piédestal. Symbole de puissance omniprésent en Europe, l’ours incarne la force et le courage. Il tient souvent un rôle majeur dans les mythologies et les cultes païens.

Au cours du Moyen Âge, l’ours est évincé de son titre de roi de la forêt sous l’influence d’une Église désireuse de mettre un terme aux cultes païens. Il est progressivement remplacé par le lion, animal présent dans la tradition biblique et absent du territoire et des cultes européens. Roi des animaux sur terre tandis que le l’aigle domine les cieux, il se répand rapidement dans l’héraldique, donnant naissance au proverbe « Qui n’a point d’armes porte un lion. »



Image 1 : Miniature médiévale
Image 2 : Stained glass, Gloucester Cathedral, 1499

HE WHO HAS NO COAT OF ARMS WEARS A LION

From the bear to the lion
“The bear is the devil.” This quote from Saint Augustine gives an idea of the fight the church led to knock the bear off its pedestal. A symbol of power that was found everywhere in Europe, the bear represents strength and courage. It often plays a major role in myths and pagan religions.

During the Middles Ages, the bear lost its title as king of the forest under the influence of the Church, desirous to put an end to various pagan cults. It was progressively replaced by the lion, an animal present in the bible but absent from European lands and religions. As king of the land animals while the eagle was king of the skies, the lion rapidly became widespread in heraldry, giving rise to the proverb ‘He who has no arms wears a lion’.

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rente animations sont proposées sur les tablettes disposées dans la salle capitulaire. Chaque animation transpose le blason d’une abbesse dans un univers actuel. Pour y parvenir, Jules Julien utilise un format proche du clip vidéo où il transcrit chaque élément du blason dans une esthétique contemporaine.
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Ainsi, pour Renée de Bourbon, Jules Julien pars d’un « champ » bleu pour faire apparaître avec un effet de travelling les motifs du blason, à savoir trois lions, trois fleurs de lys et la couleur rouge. Le slash qui achève la séquence relie le blason de Renée de Bourbon à l’univers graphique actuel de Fontevraud.

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hirty animations are on display on digital tablets in the chapter house. Each animation proposes a contemporary version of an abbess’ coat of arms. To create these, Jules JULIEN used a format similar to a video clip, and transcribed each element of the arms with a contemporary aesthetic.
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For Renée de BOURBON, Jules JULIEN starts off with a blue ground, the charges – three lions, three fleur-de-lis and the colour red – appear via a travelling shot. The slash that ends the sequence links Renée de Bourbon’s coat of arms to Fontevraud’s contemporary graphics.
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Tarifs

Compris dans le droit d’entrée de l’Abbaye Royale de Fontevraud

Tous les tarifs et les horaires sur www.fontevraud.fr

Accès

Abbaye Royale de Fontevraud
49590 Fontevraud-L’Abbaye

Ours

Cette installation a été conçue et réalisée par Jules JULIEN.

Les sérigraphies ont été réalisées à la main par Stéphane BAMY, sacrebonus.com
Les animations ont été produites par Jurriaan HOS, kersenpit.eu

Commissaire : Emmanuel MORIN
Production : Fontevraud La Scène